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Manifeste contre la GPA

Article 1 : Contre l'exploitation des femmes.
Souvent, les mères porteuses viennent de milieux socio-économiques et culturels défavorisés par rapport au couple demandeur.

Article 2 : Contre l’asservissement des femmes.
Alors que la Convention des droits de la femme de 1979 est contre l’esclavage des femmes, la GPA créera un nouveau créneau d’exploitation féminine.

Article 3 : Contre l’aliénation organique de la femme.
La loi ne peut permettre à des femmes de signer des conventions où elles consentiraient à leur propre aliénation organique, en s’exposant à des risques corporels - que peuvent créer toutes grossesses – mais aussi psychiques.

Article 4 : Contre la négation de l’instinct maternel.
Il existe un réel déni de la maternité en pensant que les mères porteuses peuvent porter l’enfant d’un couple durant 9 mois, sans développer un instinct maternel envers cet enfant.

Article 5 : Contre la violation juridique de la dignité de la personne humaine.
L’objet du contrat qu’est une GPA est un enfant. D’après le Code civil, seules les choses qui sont dans le commerce peuvent être l’objet de conventions. L'enfant serait alors considéré comme une marchandise. En outre, la femme est utilisée comme un incubateur par le ou les mandataire(s), c'est-à-dire une machine à produire des enfants.

Article 6 : Contre la réification de l’être à vie humaine.
Avec le développement de la GPA, le risque majeur serait une marchandisation de l’enfant et, par extension, de la vie humaine. Ceci est contraire à la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine, selon les termes du préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Traiter une personne comme un objet est une caractéristique de l’esclavage.

Article 7 : Contre l’amoindrissement des droits de l’enfant.
Ce qui doit primer sur le désir d’enfant, ce sont ses droits. Par exemple, l’enfant a le droit d’avoir des parents et de savoir qui il est.

Article 8 : Contre la rupture de l’attachement prénatal.
Porter un enfant pour le remettre ensuite à d’autres rompt délibérément le lien materno-fœtal qui se crée durant la gestation. Les enfants nés par la GPA pourront, à l’avenir, souffrir de séquelles sociales et psychologiques qui pourront leur causer de futurs conflits émotionnels.

Article 9 : Contre les imbroglios juridiques inextricables amenés par la GPA.
Qui sera le responsable des carences qui apparaîtront, comme par exemple le refus de l’enfant à la naissance par les mandataires car il ne serait pas comme souhaité, ou encore les procès contre les mères porteuses pour une maladie ultérieure de l’enfant qui lui serait imputable à cause de sa conduite jugée inconséquente pendant la grossesse ou d’une maladie génétique tenue cachée ?

Article 10 : Contre l’affect des droits à l’identité des nouveau-nés.
Un problème apparaîtra : celui lié à la filiation, à l’inscription des nouveau-nés, qui se retrouveront à de nombreuses occasions dans une situation de vide juridique qui affectera leurs droits à l’identité.

Article 11 : Contre la souffrance de l'abandon ressentie par le nouveau-né.
La séparation avec sa mère ne peut être sans souffrance pour le nouveau-né - ni pour la mère porteuse -. Toutes les études démontrent l’importance des liens créés entre mère et enfant durant la grossesse. Si l'enfant ressent toutes les émotions de sa mère il est difficile de penser qu’il ne sentira pas cette distance que mettra nécessairement la mère pour se protéger. Le fait d’être tenu à l'écart dans le sein maternel - là où la relation devrait être la plus fusionnelle- rend compliqué de penser que cela n'affectera pas son développement.

Article 12 : Contre l’absence préjudiciable de la connaissance de ses origines pour le futur enfant.
Le futur de l’enfant ne peut se construire positivement sans qu’il n’ait accès à la connaissance de ses origines. Le bien de l’enfant domine sur la volonté d’en avoir un.

Article 13 : Contre l’utilisation du corps de la femme et de l’enfant pour répondre à la volonté d’enfant de couples.
Les droits et le respect de la personne doivent prédominer sur le désir d’un couple.

Article 14 : Contre la monétarisation du corps de la femme et de l’enfant qu’engendrera nécessairement la gestation pour autrui.
L’augmentation des demandes conduira au bouleversement des systèmes juridiques, médicaux et sociaux positifs : seule la régulation par un libéralisme économique exacerbé sera envisageable pour répondre à cette demande.

Article 15 : Contre la discrimination des couples et des célibataires les moins riches.
La possibilité d’avoir un enfant sera déterminée selon un critère discriminatoire qu’est celui de l’argent, ce qui constituera une rupture d'égalité contraire aux valeurs de la République.

Article 16 : Contre le droit d’achat de l’enfant qu’engendrera naturellement l’extension de la procréation médicalement assistée.
Il est inconcevable, car incompatible avec les droits de l’Homme, que la France autorise l’achat d’un enfant.

Article 17 : Contre la surenchère infinie du désir.
Les progrès médicaux doivent permettre la réparation d’un défaut de procréation institué naturellement. Ils ne doivent pas être au service des désirs humains.

Article 18 : Contre la mutation de la grossesse en prestation technique.
L’utilisation du ventre de la femme comme « machine à faire des enfants » sera un premier pas vers « l’homme-machine ».

Article 19 : Contre l’abdication de notre responsabilité et d'une société sans limite où les autorisations et les interdictions collectives nous protègent.

Article 20 : Contre la dissolution du pouvoir politique et de la vraie force juridique soumis à l’évolution injuste et forcée du droit à cause du règne infini du désir.

Article 21 : Contre la naissance du Transhumanisme par l’extension législative de la GPA.

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