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MANIFESTE

Pour la PMA et la GPA

PMA GPA © opinion pour

    Amis de la famille traditionnelle, voici un argumentaire afin de vous faire comprendre pourquoi il ne faudrait pas accepter la procréation médicalement assistée pour tous, ainsi que, la gestation pour autrui. A quoi bon l’accepter alors que l’on connait tant les dérives que soulèvent ces deux sujets ; à moins que ce ne soit des idées infondées qui éditent notre rejet. 

 

Article 1. Pourquoi la GPA et la PMA alors que l'on a l'adoption ? 

    Dès lors que l’adoption est permis à tous : que l’on soit célibataire, pacsé, marié, pourquoi admettre la procréation médicalement assistée ? Certains envisagent les choses encore plus loin, en considérant qu’il pourrait être autorisé la gestation pour autrui. Comment pourrait on accepter que des femmes portent les enfants pour d’autres ? Comment pourrait on concevoir que la femme puisse subir une grossesse dont elle ne prêtera que le corps ? A cette définition que l’on pourrait apporter de la gestation pour autrui, apparait l’image d’une femme dégradée, exploitée. Quels seraient alors les avantages qui naitraient avec l’acceptation légale de la GPA ? Pour certaines femmes cela comblerait ce que l’adoption ne permet pas. Avec la gestation pour autrui, les enfants pourront avoir une identité génétique équivalente à celle de leur parent.  Cependant, pour des problèmes de santé ou des questions de considérations personnelles, l’enfant sera porté par une autre femme qui n’aura pas de lien biologique avec le foetus. La mère porteuse permettra seulement le développement naturel de l’enfant. Cette technique permettrait à ceux atteint de maladie d’avoir des enfants en bonne santé sans que cela leur soit transmis. Scientifiquement c’est l’une des raisons qui permettent de concevoir l’idée de la gestation pour autrui sans que cela ne soit conçu comme un acte commercial. L’adoption ne doit pas être remise en cause par l’acceptation de la gestation pour autrui. La seule différence est qu’elle permet d’accueillir au sein d’un foyer un enfant, de lui offrir de véritables liens, sans qu’ils ne soient biologiques. L’enjeux reste et restera pour l’enfant à un moment, de vouloir connaître ses « vrais » parents, biologiques.  

 

Article 2. La GPA n'est pas un esclave moderne ! 

    Certains ont soulevé qu’admettre la gestation pour autrui serait une sorte d’esclavage moderne en quelque sorte. Finalement, cette idée ne serait pas si saugrenu que cela. En effet, une femme va porter un enfant, pendant neuf mois, avec les contraintes que cela impose et les effets sur le corps. Alors si cela est si inconcevable, pourquoi se poser la question de l’accepter ou non, d’autant plus que, des pays l’ont reconnu ; une erreur sûrement. Excepté si ces pays ont compris une chose.Dès lors qu’une pratique est instituée dans les moeurs, qu’elle soit faite sur le territoire ou à l’étranger, il est mieux de l’accepter en lui imposant des règles plutôt que de se fourvoyer à travers des considérations classiques et traditionalistes de la famille et de la naissance. 

 

Article 3. La reconnaisance à l'Etat civil des enfants nés par GPA

    Interdire la GPA serait si évident, dans un contexte actuel où les personnes ayant recours à la gestation pour autrui préfèrent aller à l’étranger, revenir avec leur enfant sur le territoire national et résidentiel. Le revers de la médaille reste pour autant que certains ne se voient pas reconnus par le service de l’Etat civil français, délivrant un acte de naissance. Etre obstiné sur certaines idées est essentiel sauf si cela remet en cause les droits d’autrui. Les citoyens français se sentent obligés de s’expatrier pour voir leur désir se réaliser. 

    Ne jouons pas la carte de la sensibilité. Il est de bon ton de considérer la gestation pour autrui non pas dans le sens d’un service à la personne mais davantage d’un don éradiquant la marchandisation du corps féminin. 

 

Article 4. Le respect de la femme 

    La femme, qu’est ce qu’une femme ? La femme est un être humain, un sujet pensant, qui détient des droits. La libre disposition de son corps ne devrait pas être remise en cause qu’elle que soit la manière dès lors qu’elle n’en vend pas les produits. Elle peut être libre de souhaiter un enfant tout comme en donner la vie. Dès lors, la procréation médicalement assistée pourrait être un moyen pour toutes les femmes de pouvoir enfanter. Il faudrait que des banques de dons de sperme soient autorisées à défaut que celui-ci ne viennent de d’autres pays. 

    En revanche, si la femme souhaite enfanter afin de répondre à des enjeux parentaux, la question et ce choix ne doit lui revenir qu’à elle. Refuser la PMA et la GPA peut être soulevés de multiples façons. Néanmoins, au regard de l’individu en tant que tel, sujet de raison, il devrait pouvoir objectivement faire des choix selon ces perceptions et non en fonction d’un peuple divisé. La PMA et la GPA semble aujourd’hui des questions qui soulèvent un certain débat, d’autant plus que le législateur français accède à des reconnaissances de réalités sociales comme le mariage pour tous. Reconnaitre le droit à l’enfant serait alors la continuité de l’élan entamer par ce qui représente la volonté générale ; un droit à tous. 

 

Article 5. La PMA et la GPA : question de droit 

    Savoir distinguer les droits à avoir un enfant ou les droits de l’enfant en fonction des choix que l’on peut faire sont souvent sujet à débat et d’interminables questions soulevées. De plus, les protagonistes développent des arguments qui sont tous des plus alambiqués. Il convient seulement de rappeler que dans un Etat de droit malgré tout, des limites pourraient être pensées si jamais la PMA et la GPA devaient être autorisées. C’est aussi pour cela qu’il ne faudrait pas l’accepter. En effet, comment accepter que le monde évolue ? A moins que cela ne soit justement l’intérêt du droit. Le législateur pourrait en effet adopter des nouvelles lois qui seraient précédemment controversées. Il conviendrait de penser que le statut de la femme soit reconsidéré, qu’il fasse l’objet d’un encadrement particulier afin que la PMA et la GPA ne fasse pas l’objet d’une atteinte à l’intégrité du corps. 

 

Article 6. La politique et la PMA

    Politique, que dis je ? des hommes et des femmes qui doivent assurer une gouvernance nationale, faire en sorte que tout tourne rond dès lors que nous les élisons. Il est parfaitement compréhensible de ne pas reconnaître la PMA pour toutes les femmes. Cependant, il semblerait encore plus compréhensible qu’il y ait une égalité entre toutes les femmes. La PMA dès lors que la science en maitrise la technique, quelle en sera la difficulté de l’étendre à toutes les femmes ? Après tout, légalité pour l’égalité pourrait être un concept politique. D’autant que tous les couples peuvent prétendre à une famille. 

 

Article 7. L'éthique et la nécessité de mettre des barrières 

    La dernière carte, celle de l’éthique semble tomber à point. La procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui montrent des évolutions scientifiques actuelles, qui parfois semblent incontrôlables. C’est pour cela que l’on ne devrait l’autoriser. A quoi bon ! A moins que des barrières introduisant des conditions strictes et ouvertes à tous puissent s’établir pour éviter de tomber dans des écueils qui terrifient le législateur comme l’eugénisme. Il est évident que décider d’être parent ce n’est pas décidé de concevoir idéalement un enfant. Cette question semblerait même sans véritable importance si l’enfant est au coeur de la volonté des parents. Les enjeux scientifiques aujourd’hui sont tels qu’ils peuvent conduire à des frontières qui sont très friables. L’éthique apparaitrait comme la bonne conscience, essentielle, dès lors que l’on envisage des conceptions si polémiques que sont la PMA et la GPA.

 

    Accepter la PMA et la GPA ce n’est pas l’adopter. 

    Accepter la PMA et la GPA c’est contribué à l’essor de nouvelles cellules famililales. 

    Accepter la PMA et la GPA c’est établir des limites et éviter les dérives qui peuvent naitre quant à la non reconnaissance de nouveaux droits pour les femmes.

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